+TuE uNe VaChe, eLle Te diRa 'coOw'

+TuE uNe VaChe, eLle Te diRa 'coOw'
Je développe une antipathie profondément sévère pour la race bovine. Ces tas de viande pesante me donne autant la nausée que le goût des calamars à l'encre de mon père. Substantiellement, c'est mon mot et je l'entends parfaitement, la vache se retrouve dans le calamar, et j'imagine que si on en disséquait une, le caractère flasque de la chose se retrouverait aisément. Tout cela pour dire, en quelques mots fort imagés, qu'en mon pré imaginaire paît une vache gerbante de laideur, enlaidissant vilement le paysage jusque-là fleuri. Les coquelicots ont tourné à l'orange couleur vomi tant ils avaient mal au coeur de voir sa tronche de salope engraissée, les oiseaux se sont volontairement jetés sur les baies vitrées, le sol s'est craquelé, implorant les pluies acides d'un nuage bienvaillant qui pourrait répandre sa semence à la façon dont son taureau à l'autre pute la bourre je ne sais combien de fois par mois (semaines ?)
L'encre noirâtre des calamars me sied bien mieux aux nerfs que madame la bovine. Il ne va pas sans dire que si je la croise ailleurs que dans mon pré imaginaire, ce n'est pas la peine que je prendrai de l'amener à l'abattoir. Mes mains feront à merveille ce que cette vermine aime à dire, comme si elle sentait inconsciemment dans sa substance graisseuse de grosse truie obèse, que ce mot était fait pour elle : (la) crever.
Bref, entre mes boissons jaunes, sur des airs de V. sacrée, tire la chevillette et la bobinette cherra, je chantonne sur de clairs vrombissements de tronçonneuses harmonieuses cette douce mantra : "Egorge le gros tas, Conan le Barbare cherra"

[moi, je connais la suite]

# Posted on Saturday, 09 September 2006 at 4:02 PM

Edited on Saturday, 02 June 2007 at 12:04 AM

+Là-bas, oui mais où ça+

+Là-bas, oui mais où ça+
J'ai cru ouïr de mes deux oreilles joliment percées sur toute leur longueur qu'il serait, je cite, "bon pour Ana de l'envoyer là-bas".
Loin de moi l'idée que ma mère ait consciemment et de son plein gré fait une rime, j'en déduis donc qu'il s'agit d'une autre de ses manigances d'hyper-anxieuse dans un but autre que celui de publier un recueil de poèmes. Ce n'est pas que je panique d'une quelconque manière que ce soit, mais je crois que je devrais commencer à me ronger les ongles puis dévier sur les peaux et pourquoi pas les doigts entiers parce que connaissant ma mère comme je la connais, il y a de quoi se péter les doigts à force de se les faire craquer de stress. "Là-bas"...bien vaste comme mot...Ca pourrait être chez le psy étant donné qu'elle voue un culte dégueulasse à ces gourous de merde presque aussi développé que celui des disciples du temple du soleil. Cependant, ma mère, bien que nerveuse des plus bourrées d'anxiolytiques, ne semble jamais avoir émis de pulsions suicidaires, il serait donc bon pour elle qu'elle se contente de parler à son molosse baveux et de se servir de lui comme pré lave-vaisselle en lui refilant à lécher une par une les assiettes des repas. Ceci dit, je me retrouve encore à parler de lui, c'en devient inquiétant étant donné que ce clebs me sort par tous les trous dont un être humain soit doté. Si je n'avais pas l'âme si pure (!!!) je lui lancerais une de ces appétissantes boules empoisonnées pour tuer les chats en douce. Mais mon âme est aussi immaculée qu'une chemise lavée à l'Omo. En parlant de tâche, ma moquette est devenue une sorte d'immense tapis juteux qui fait un bruissement en "pluit pluit" quand on y marche dessus. J'aurais au moins appris quelque chose malgré mon absence de fréquentation d'établissements scolaires : la moquette n'est pas une éponge, elle n'est pas super fan de bières renversées à répétition.
Des blabla et des blabla et me voilà à des milles de mon obsession cérébrale du moment : les idées sauvages de ma mère. Je pourrais, il est vrai, lui demander gentiment de m'expliquer le dessein qui se trâme dans les toiles entortillées de son esprit, mais je suis inapte à cela pour les raisons suivantes :
1/ il vaudrait aller au salon et qui dit salon dit chien chien à sa mémère
2/ il vaudrait faire l'effort vain de parler à ma mère qui prendra sa tête de vieille femme au foyer ridée et sortirait un truc du genre "pas maintenant j'ai ma vaisselle à faire" et pour peu que mon père passe par là, il m'enverrait en pleine tronche un "Ah t'es pas morte alors ?" entre deux taffes de cigarettes roulées qui puent la réglisse pourrie carbonisée.
C'est angoissant de ne pas être comme les poufs poufs girls de temps à autres. C'est vrai après tout, si ma mère était une blonde vendeuse de chaussures dans un magasin branché, le "là-bas" n'aurait aucun mystère pour moi et voudrait dire "ma poufette de fille, cet aprèm je t'amène faire les boutiques aux vitrines qui te pètent la gueule en deux avec leurs couleurs fluos pour que tu t'achètes ta 68ème paires de guêtres et ton tout premier string qui se mange saveur truffe"
Trève de cynisme, son "là-bas" après tout ce n'est peut-être qu'un mot qu'elle a dit comme ça sans même s'en apercevoir entre sa casserole de petits-pois et son aspirateur ; peut-être qu'elle parlait au molosse et que la Ana en question ce n'est pas moi mais le nom qu'elle a filé à la balle couinante du clebs.
Jadis, en maths, je n'étais pas douée pour les hypothèses...

+si PIF est un triangle équilatéral alors...HERCULE est son copain+

# Posted on Monday, 09 January 2006 at 12:19 PM

Edited on Monday, 09 January 2006 at 2:30 PM

+Bien le BonJour, BiEn Le BonSoiR+

+Bien le BonJour, BiEn Le BonSoiR+
Noël est fini...
pt'être que moi aussi...

Pas mal comme phrase surtout de par le dramatisme luisant qui s'en échappe. Jolie formulation donc mais bien loin de la réalité telle qu'elle m'apparaît.
Le sapin-plante de Noël fut, comme à son habitude, à feuilles tombantes. Pensée obscure et malsaine m'envahissant l'esprit : ce que j'aurais aimé avoir un putain de vrai conifère afin de voir la réaction du clebs une fois ses coussinets joliment décorés d'épines. J'ai un diable en moi, un truc à cornes tout rouge avec une queue en trident, je l'ai toujours pensé. Un bout de moi diabolique, beaucoup (trop ?) probablement. Un bout de moi maléfique pour sûr...mais...un bout de moi angélique ? Par pitié non ! Quand je pense qu'Angélique est le doux prénom de ma voisine, une folle écervelée en crise hormonale chronique ayant pour passion suprême l'acte dit rebelle de mettre des crucifix à l'envers. Un bout d'elle diabolique ? satanique ? Non, juste tout en elle de crétin, juste ça, rien de bien plus compliqué. Une représentante de la gente féminine des skateuses zbabos gotho-punks qui essaient d'emprunter tous les styles qu'elles trouvent dans les rues et qui tournent leurs bolas enflammées avec cet air niais d'artistes de cirque refoulés qui jadis se bornaient à faire les funambules sur leurs cordes à sauter.
Non, je ne suis pas angélique, non je ne suis ni marquise des anges, ni d'ailleurs des démons.
Je suis M majuscule "o" "i" point final et retour à la ligne.
Adieu Noël, adieu Santa machin avec ta barbe et tout ton bordel, merci pour le noir à lèvre et le vernis gemey, je suis enfin prête à marcher dans les pas de sa fashionnable sainteté hollywoodienne Paris Hilton en version trashy parce que non, Paris ne porte pas du noir. Paris n'a pas les mêmes valeurs un peu à la façon des rillettes Bordeau Chénel, Paris porte du rose parce que Paris elle le vaut bien et parce que Paris elle a le don de m'énerver alors autant briller dans les couleurs qui blessent mes fragiles rétines.
Bonjour nouvelle année, bonjour nouvelles journées à entendre le charognard canin du salon clapotter des griffes sur le carrelage crème de ma mère, bonjour nouvelles vapeurs de fumée toxique des cigares puants de sire le patriarche qui s'abonnera une fois de plus au célèbre hebdomadaire "comment emmerder sa fille en beauté ?", bonjour cabinets de psy flambant neufs et heureux nouveaux diplômés en psychiatrie qui se rempliront grassement les poches sur la pathologique misère cérébrale des autres !
Bonjour ô cher pessimisme qui me caractérise !
Bonjour sourire cynique se dessinant à cet instant précis sur mes lèvres !
Bonjour, bien le bonjour !
Mais en l'occurrence, 19h26 ce soir : bonsoir...

# Posted on Monday, 26 December 2005 at 1:27 PM

Edited on Monday, 09 January 2006 at 11:26 AM

+CaNtiQuE Pré-NoeL+

+CaNtiQuE Pré-NoeL+
Noël approche, la belle période comme diraient beaucoup. J'ai toujours détesté avec amour les trucs kitschy que je n'ai jamais eus. Qui m'offrira donc un sapin qui viendra crever entre les murs joliment fissurés de mon palais ?
Autant que je m'en souvienne, il n'y a jamais eu d'arbre de Noël chez moi, enfin pas le truc vert à épine habillé souvent de façon immonde avec des guirlandes, des boules et tout le bordel. En revanche, je me rappelle aisément de cette espèce de plante avec ses longues feuilles verdâtres qui retombaient sur le tabouret sur lequel son pot en terre était posé et au pied de laquelle ma mère déposait quelques cadeaux. C'était la plus charmante des horreurs, comme à peu près tout ce qui se trouve chez moi. Noël vu par mes parents, s'il y avait des concours de la pire photo de fêtes de fin d'année, à coup sur je gagnerai. J'ai déjà une super idée en tête : la plante sur son tabouret, ma mère et ses pantoufles à ponpons, mon père et le paquet de cigarettes roulées dépassant subtilement de sa chemise fashion victim (bien sur c'est ironique, précisons) le tout agrémenté du clebs de service avec sa langue pendante déposant avec raffinement quelques gouttes de bave sur le sol. Pour clôturer le tout, LA touche finale de l'artiste avec le petit mot en bas en rouge : "Cher Santa Claus, pour Noêl, je voudrais l'inverse de ça"

# Posted on Saturday, 03 December 2005 at 12:39 PM

Edited on Tuesday, 20 December 2005 at 10:58 AM

++

Les journées sont les mêmes, vides de splendeur et pleines de malheur.
Moi je reste la même, vide à l'intérieur, me vautrant dans mes peurs.

+Ils diraient quoi si j'leur disais que je meurs, là, tout à l'intérieur ?+

Ils diraient "psychiatre"
J'hurlerais "au diable"

# Posted on Saturday, 15 October 2005 at 12:08 PM